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Familles dans le monde

Vietnam : 50 ans de soutien aux enfants et aux familles

En 1967, le Vietnam a été l’un des premiers pays non-européens à recevoir le soutien de SOS Villages d’Enfants. Depuis, notre association y a développé, grâce au soutien de nombreux donateurs, 77 projets qui nous permettent d’aider plus de 17 000 enfants.

50 jaar bouwen

Avec l’invasion successive des armées française, japonaise puis américaine, le Vietnam a connu au XXe siècle la violence et l’instabilité. Des millions de vies ont été fauchées et le mode de vie traditionnel a disparu pour beaucoup de foyers. Avec des conséquences dramatiques pour des dizaines de milliers d’enfants à travers le pays, qui se sont retrouvés sans famille ou ont grandi dans la misère, sans perspectives d’avenir.

Le premier village d’enfants vietnamien

C’est pourquoi, en 1967, après la Corée du Sud et l’Inde, SOS Villages d’Enfants a décidé d’apporter son aide au Vietnam. Notre premier village a ouvert ses portes à Go Vap, Ho-Chi-Minh-Ville. Aujourd’hui, 170 enfants continuent d’y trouver un nouveau foyer dans l’une des vingt maisons familiales. Grâce au soutien de nombreux donateurs, douze autres villages d’enfants ont vu le jour au Vietnam, et accueillent au quotidien plus de 2 100 enfants.


Après la violence, la pauvreté

Des décennies de violence, de marasme économique et de perturbations des modes de vie traditionnels ont aujourd’hui encore de graves conséquences sur le bien-être des enfants au Vietnam. La pauvreté y est grande, surtout dans les campagnes et les montagnes. Les parents sont souvent contraints de confier leurs enfants à des membres de leur famille pour aller chercher du travail en ville. Mais lorsque ces proches éprouvent eux aussi des difficultés, ils font souvent passer le bien-être de leurs propres enfants avant celui de leurs neveux et nièces, qui se retrouvent parfois à mendier dans la rue. C’est une situation que nous rencontrons trop fréquemment. Autre conséquence de la pauvreté : les enfants doivent souvent contribuer aux revenus du ménage. Leur travail atteint aujourd’hui 16 % au Vietnam, une main d’œuvre bon marché employée dans des usines où la sécurité des enfants n’est pas assurée.


Six programmes SOS de renforcement de la famille

Pour résoudre ce problème, SOS Villages d’Enfants a lancé dans le pays, avec le soutien de nombreux donateurs, six Programmes SOS de renforcement de la famille. L’objectif est d’aider les familles fragilisées à se constituer un revenu durable.

Nous leur offrons la formation et les moyens de lancer leur activité, par exemple une formation d’électricien, ou encore un peu de matériel agricole et du bétail pour devenir fermier. Dans le même temps, nous veillons à ce que, la journée, les enfants puissent aller à la crèche ou à l’école. Dans l’intérêt de l’enfant lui-même, mais aussi pour que les parents puissent se consacrer entièrement à leur activité professionnelle.


Amélioration après 1990

Bien que 10 % de la population vivent toujours sous le seuil de pauvreté, les soins de santé, l’enseignement et le bien-être des enfants ont fortement progressé depuis 1990. Aujourd’hui, 98 % d’entre eux vont à l’école primaire, et 90 % poursuivent au secondaire. Avec plus de 13 000 élèves dans nos Ecoles SOS, notre association apporte une contribution non négligeable à ce progrès.

Quand nous construisons un village d’enfants, nous veillons toujours à ce que les jeunes y bénéficient d’une bonne formation. Car l’enseignement est la clé pour briser le cercle vicieux de la pauvreté. Ces écoles sont accessibles aussi à la communauté locale.

Aujourd’hui, SOS Villages d’Enfants a 30 Ecoles SOS au Vietnam, en ce compris une école technique qui propose à de jeunes adultes des formations professionnelles ciblées.

 

Des mamies SOS au top

Bon nombre de ceux qui ont grandi dans nos villages d’enfants suivent une formation professionnelle. Ils peuvent alors vivre dans l’une de nos douze maisons de jeunes au Vietnam. Ce soutien supplémentaire est important car, en dehors de SOS Villages d’Enfants, beaucoup de jeunes adultes n’ont pas de famille sur qui compter.

Ils reçoivent encore un coup de pouce supplémentaire de la part des mamies SOS, les mères SOS à la retraite. Dans la culture vietnamienne, il est courant que trois ou quatre générations vivent sous le même toit. Les mères SOS peuvent elles aussi continuer d’habiter au village d’enfants après leur retraite. Elles continuent donc de s’occuper des enfants qu’elles ont élevés. C’est ainsi que 'nos' enfants ont toujours quelqu’un sur qui compter. Car la famille, c’est pour la vie.

Chaque enfant a besoin d'une famille pour bien grandir.

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