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À propos de SOS Villages d'Enfants

Construire un climat de confiance pour assurer la sécurité des enfants

Selon l’Office de la Naissance et de l’Enfance, près de 2 200 cas de maltraitance concernant des enfants ont été identifiés en Fédération Wallonie-Bruxelles* en un an. Un chiffre interpellant mais probablement encore plus élevé dans la pratique à cause de la pression exercée par le confinement sur les familles en situation de vulnérabilité.

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Une culture de confiance et d'ouverture

Beaucoup d’enfants dont nous prenons soin dans nos projets ont déjà vécu une expérience traumatique par le passé. C’est pourquoi nous faisons de la sécurité et de la reconstruction nos priorités absolues et plaidons pour une culture de confiance à l’école, dans les clubs sportifs, dans nos projets… Une culture ouverte où tout peut être abordé et où les enfants se sentent suffisamment en sécurité pour prendre la parole lorsque quelque chose ne va pas. Nous soutenons également les enfants dans la défense de leurs droits et de leur sécurité.


La sécurité est un droit fondamental

Chaque enfant a le droit de grandir dans un cadre sûr, entouré d’adultes de confiance sur qui il peut compter peu importe les circonstances. C’est cette sécurité, combinée à un environnement chaleureux et aimant, qui lui donne dès le plus jeune âge la force d’explorer le monde, d’oser apprendre de nouvelles choses, de nouer des relations, d’exprimer ses émotions et de s’épanouir pleinement.

Cela semble évident mais ça ne l’est pourtant pas pour beaucoup d’enfants et de jeunes que nous accompagnons dans nos projets. « Ces enfants viennent souvent d’une situation familiale vulnérable ou d’un environnement à risque. Leurs droits ont pu y être compromis de diverses manières », explique Adeline Puerta, référente en matière de protection de l’enfant chez SOS Villages d’Enfants.

Une garantie de sécurité basée sur trois piliers

C’est pourquoi SOS Villages d’Enfants a développé au niveau international une politique forte sur la sauvegarde de l’enfance en adéquation avec les normes de protection de l’enfant de la coalition Keeping Children Safe (« Protégeons les Enfants ») et de la Convention internationale des Droits de l’Enfant.

Comme chaque association nationale de SOS Villages d’Enfants dans le monde, SOS Villages d’Enfants Belgique se base sur cette politique pour développer sa propre garantie de sécurité à l’échelle nationale, qui respecte nos principes fondamentaux tout en prenant en compte le contexte propre à notre pays.

« Notre garantie de sécurité repose sur trois piliers- clés : la prévention, le signalement et le suivi »

Adeline Puerta

La responsabilité de tous

Adeline : « Le premier pilier, la prévention, est essentiel. Et, sur ce point, nos collaborateurs SOS jouent un rôle important. » Qu’ils soient éducateurs, familles SOS, bénévoles, directeurs, membres du personnel administratif ou d’entretien, tous ont la responsabilité de veiller à ce que les enfants de nos projets soient à l’abri de la violence

« Nous travaillons donc au développement de procédures strictes et de règles claires dès le recrutement, en accord avec notre code éthique et notre garantie de sécurité, pour que chacun dispose de toutes les compétences nécessaires pour veiller à la sécurité des enfants. » Nous accompagnons nos collaborateurs dans un processus de sensibilisation et de formation à la protection de l’enfant : comment repérer les signes de maltraitance, comment se comporter avec des enfants confrontés à de la violence, comment signaler un incident… pour que chacun ait toutes les cartes en main afin de réagir de façon adéquate.

Encourager les enfants à défendre leurs droits

La prévention concerne aussi directement les enfants et les jeunes car il est important qu’ils disposent des outils nécessaires pour se défendre et défendre leurs droits en toute circonstance. Et cela commence par construire une estime d’eux- mêmes solide.

« Lorsque les enfants sont victimes de violence, de harcèlement, d’atteinte à la vie privée ou de négligence, cela peut impacter leur confiance en eux et accroitre le risque de nouer des relations instables générant de la violence, explique Adeline. Notre rôle est de leur offrir un cadre de vie sûr dans lequel ils peuvent s’épanouir pleinement. Nous devons nous assurer que les évènements de leur passé ne se reproduisent pas, qu’ils aient les outils nécessaires pour se protéger et qu’ils puissent s’inspirer de modèle de prise charge sains leur permettant de (re) faire confiance aux adultes, aux autres enfants et à la société. Ils peuvent ainsi développer des relations équilibrées ne laissant pas de place à la violence. »

Nous les informons également sur leurs droits, sur la violence et les mauvais traitements et leur expliquons vers qui ils peuvent se tourner en cas de problème. Ils sont aussi encouragés à participer activement aux thématiques qui les concernent, notamment à leur protection. Les enfants et les jeunes de nos projets belges peuvent partager régulièrement ce qu’ils apprécient et ce qui pourrait être amélioré lors de groupes de discussion qui leur sont entièrement dédiés.

Une culture de confiance

Le deuxième pilier, le signalement, se base sur un climat de confiance et d’ouverture dans lequel les enfants se sentent suffisamment en sécurité pour prendre la parole si un incident se produit.

« Dans toute notre organisation, nous nous efforçons de créer une culture basée sur la confiance et la transparence et ouverte à la discussion dans laquelle les enfants se sentent assez forts pour s’exprimer si leur sécurité est compromise »

Adeline

Une telle culture d’ouverture n’est pas toujours évidente : la faiblesse des lois relatives aux abus, le manque de confiance en la police et les autorités, les traditions, la crainte des conséquences négatives pour les victimes qui osent tirer la sonnette d’alarme… Tous ces éléments influencent la façon dont la violence envers les enfants est traitée. Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux moyens de surmonter ces obstacles et de construire pas à pas une culture de confiance solide au sein de notre organisation.

(Ré)agir au plus vite

S’il existe un soupçon de violence à l’égard d’un enfant, il est important de réagir rapidement et efficacement. Adeline : « Nous prenons au sérieux chaque signalement d’abus ou soupçon d’abus et nous réagissons rapidement et avec le plus grand sérieux. » Nous agissons toujours en conformité avec la législation locale et, selon le type d’incident signalé, nous prenons contact avec les autorités compétentes (la police, l’aide à la jeunesse…). Tout cela en nous basant sur des procédures claires concernant tant les auteurs présumés que les victimes potentielles et leur entourage.

La reconnaissance comme première étape vers la reconstruction

Enfin, le suivi représente le troisième pilier. Nous savons par expérience que le sentiment de reconnaissance est extrêmement important pour les enfants. Il s’agit de la première étape vers la reconstruction. Adeline : « Nous sommes particulièrement attentifs à l’histoire des enfants et à la façon dont ils vivent et ressentent les événements. Nous veillons à ce qu’ils reçoivent l’accompagnement et le soutien dont ils ont besoin tout au long de leur processus de reconstruction. L’objectif est qu’ils retrouvent confiance en eux et qu’ils se sentent plus forts. »

Vous avez vu quelque chose de supect ? Avertissez-nous.

  • Nous traitons tout signalement ou soupçon de violence à l'égard des enfants. La sécurité des enfants dans nos projets est notre priorité absolue.
  • Nous veillons à ce que nos employés soient honnêtes et respectueux envers les personnes avec lesquelles ils travaillent et les uns envers les autres.
  • Nous ne tolérons aucune utilisation abusive des ressources financières disponibles.

Vous choisissez si vous souhaitez rester anonyme et si vous voulez nous laisser vos coordonnées. Nous traiterons votre signalement avec discrétion et sérieux.


* Chiffres de 2018

La sécurité des enfants est notre priorité absolue.

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