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Nouveau départ pour les enfants et les jeunes du village de Kinshasa

Écrit le 25 août 2026

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et contribuez à un avenir meilleur pour des enfants au sein de leur famille au Congo.

Une page se tourne pour SOS Villages d’Enfants en République démocratique du Congo. Fin 2025, le village d’enfants de Kinshasa a officiellement fermé ses portes. Pendant 14 ans, 150 enfants et jeunes congolais y ont passé une partie de leur enfance. Jusqu’à ce qu’ils puissent progressivement réintégrer leurs familles ou voler de leurs propres ailes. Aujourd’hui, les bâtiments servent de refuge à des enfants du village SOS de Bukavu, en raison du conflit persistant dans cette région. Nous poursuivons par ailleurs nos activités de renforcement des familles à l’est du pays.

Benito, 22 ans, connaît le village de Kinshasa comme sa poche. Arrivé à l’âge de 7 ans, il y a vécu jusqu’à sa majorité. Ses parents n’avaient plus les moyens de subvenir à ses besoins. Une séparation difficile pour le petit garçon, qui se souvient avoir souvent ressenti la nostalgie de la vie en famille et l’envie d’être un enfant « comme les autres ».

Malgré les difficultés, Benito parle aussi d’une enfance marquée par la solidarité, une bonne éducation et un accompagnement bienveillant. Il en garde des souvenirs heureux : « J’ai rencontré des amis qui sont devenus comme des frères et sœurs, et j’ai bénéficié d’un cadre qui m’a permis de me construire. »

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« Ce que je retiens de mon passage chez SOS Villages d’Enfants, c’est la sécurité, l’encadrement, et surtout, le sentiment d’appartenance. »  

Bénito, qui a vécu 11 ans au village de Kinshasa

Un nouveau départ

Aujourd’hui, Benito vit à nouveau avec son père et son petit-frère depuis quelques années. Au début, le jeune homme reconnaît avoir eu quelques craintes : « J’étais très content de les retrouver, mais aussi un peu inquiet de savoir comment l’adaptation allait se passer ».

Heureusement, le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain et l’équipe de SOS Villages d’Enfants les a accompagnés dans la transition : « Il y a d’abord eu des discussions avec les éducateurs et des séances de sensibilisation, mais aussi des visites régulières dans ma famille. De temps en temps, j’y passais quelques jours de vacances. Cela m’a aidé à m’habituer à eux, à comprendre leurs attentes et à me préparer psychologiquement. »

Des enfants plus épanouis dans leur famille

Comme Benito, la majorité des enfants confiés au village d’enfants venaient de familles en situation de grande vulnérabilité. Malgré elles, celles-ci n’étaient matériellement pas en mesure de s’occuper de leurs enfants.

Bien qu’ils aient reçu une éducation et des soins de qualité au village, cela ne remplace pas le lien familial : « Les experts sont unanimes : dans la plupart des cas, c’est dans sa famille biologique que l’enfant peut le mieux s’épanouir. Si c’est possible, il est de notre devoir de tout faire pour que l’enfant soit réintégré dans sa famille » rappelle Armand Tchoffouo, aujourd’hui Directeur national de SOS Villages d’Enfants RDC.

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Renforcer les familles pour aider plus d’enfants

La plupart du temps, les familles sont restées impliquées dans la vie des enfants. Elles pouvaient leur rendre visite chaque mois, et les enfants rentraient chez eux pendant une partie des grandes vacances.

Petit à petit, les équipes ont réalisé que la plupart des enfants pourraient retourner vivre en famille. Mais aussi qu’il serait possible d’aider beaucoup plus d’enfants en évoluant vers un accompagnement de leurs familles et un renforcement des compétences parentales.

C’est ainsi qu’un programme de renforcement a débuté en 2021 afin de réunir les enfants et leurs familles. « Après évaluation de leurs capacités, les familles ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé. Elles ont aussi suivi des formations professionnalisantes et reçu un capital de lancement afin disposer de revenus stables, » poursuit Armand Tchoffouo.

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Les réunifications comme épilogue

En quatre ans, 117 enfants ont ainsi pu rentrer chez eux. En parallèle, 32 jeunes ont été émancipés. Seul un enfant a été confié à une famille d’accueil. « Les réunifications ont été un beau succès. Nous n’avons eu aucun retour négatif, ni des familles, ni des enfants, » se félicite le Directeur national.

Les onze derniers enfants ayant retrouvé leur famille dans le courant de l’année 2025, notre mission à Kinshasa s’est achevée le 31 décembre dernier. Mais le village avait déjà trouvé une autre fonction. Suite à l’intensification des conflits à l’est du pays, des enfants du Village d’Enfants SOS de Bukavu y ont trouvé refuge.

Notre travail continue à l’Est

La présence de SOS Villages d’Enfants au Sud-Kivu, à l’est du Congo, est aujourd’hui plus pertinente que jamais. Malgré l’instabilité, l’équipe locale reste engagée aux côtés de milliers d’enfants. Dans la région de Bukavu, nos collègues accompagnent leurs familles afin qu’elles puissent offrir un meilleur avenir à leurs enfants.

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Mais leur travail se complique. Parents et enfants sont fortement affectés par l’insécurité, tout comme le personnel. Plusieurs familles accompagnées ont été victimes de violences et ont besoin d’un suivi particulier. C’est pourquoi nos collègues prévoient de renforcer la prise en charge psychologique des familles dès 2027, en partenariat avec WAPA International. Depuis la Belgique, nous soutenons leurs efforts pour que chaque enfant puisse grandir en toute sécurité.

Votre soutien reste essentiel

Grâce à un suivi personnalisé et des formations, 360 familles congolaises ont mis en place un petit commerce, un élevage de chèvres ou encore des services de couture qui leur assurent des revenus décents. En parallèle, elles développent les compétences éducatives et parentales nécessaires à l’épanouissement de leurs enfants. Votre soutien nous permet de continuer ce travail avec elles, et de le proposer à d’autres familles en difficultés.