L’Olivier, un tremplin pour aider Lucas à trouver sa place
4 jeunes vivent à L’Olivier
Pendant deux ans, ils y développent leur autonomie avec l’accompagnement régulier d’une assistante sociale et le soutien de SOS Villages d'Enfants.Soutenez des jeunes comme Lucas
Les subsides que nous recevons pour les jeunes s'arrêtent à 18 ans. Grâce à votre soutien, nous pouvons continuer à les accompagner après leur majorité.Dès son arrivée au Village d’Enfants SOS Chantevent, Lucas le savait : à l’approche de ses 18 ans, il devrait quitter son kot. Environ 6 mois avant son anniversaire, il a commencé à chercher un autre logement avec l’aide de l’équipe éducative. Deux semaines avant le grand jour, la confirmation tant attendue est enfin arrivée : un logement l’attendait à L’Olivier.
Dans ce bâtiment, SOS Villages d’Enfants donne la possibilité à quatre jeunes de faire l’expérience de la vie en autonomie à leur majorité. Pendant deux ans, ils y disposent d’un petit logement meublé à loyer modéré et de l’accompagnement personnalisé de Laura, assistante sociale.
Une transition en douceur vers l’âge adulte
Lucas n’a vécu que 9 mois et demi à Chantevent avant sa majorité. C’est peu pour préparer un jeune à voler de ses propres ailes, que ce soit sur le plan financier, affectif ou psychologique. Pourtant, c’est ce que prévoit l’aide à la jeunesse pour la plupart des jeunes dès qu’ils deviennent adultes. Un saut dans le vide souvent brutal pour des jeunes en perte de repères. Pour faciliter cette transition cruciale, SOS Villages d’Enfants a créé l’Olivier, entièrement financé sur fonds propres.
« Le but des logements à l’Olivier, c’est de nous apprendre à nous débrouiller seuls, » explique Lucas. Au quotidien, le jeune homme vit de manière autonome mais peut faire appel à Laura en cas de besoin. « Elle m’accompagne dans toutes les démarches : appel à la mutuelle, papiers à la commune, etc. » poursuit-il avec un regard reconnaissant vers l’assistante sociale.
« Le vrai défi, c’est de réussir à vivre sans se priver. Manger à sa faim, aller au cinéma… C’est un défi au quotidien, mais si on ne fait pas de dépenses excessives, c’est faisable, » ajoute-t-il, confiant.
Un accompagnement discret mais essentiel
Selon les demandes et les capacités de chaque jeune, l’accompagnement de Laura s’adapte. Si l’un a plutôt besoin de soutien pour des démarches médicales, l’autre pourra lui demander de l’aide pour trouver une formation ou un loisir. Quoi qu’il arrive, l’assistante sociale passe au moins une fois par semaine à l’Olivier et organise une réunion mensuelle avec les quatre jeunes.
Une présence discrète et rassurante que Lucas apprécie beaucoup : « Elle n’est jamais intrusive, elle n’intervient que si je lui demande, » reprend le jeune homme. Et surtout : « Elle fait tout avec le jeune, mais jamais à sa place. »
Une première étape pour trouver sa place dans le monde
Pour des jeunes qui n’ont connu que l’instabilité, avoir son propre chez soi est loin d’être une évidence. Au regard de son parcours, c’est une vraie victoire pour Lucas et on comprend d’autant mieux sa fierté.
C’est aussi une première étape importante dans son projet de vie : « D’ici 3 ans, je veux obtenir mon CESS, déménager à Namur et commencer mes études à l’académie policière. Mais d’abord, j’aimerais trouver un job étudiant pour avoir de l’argent de côté et passer mon permis. » Un beau projet dont il pourra poser les bases à l’Olivier dans les deux années à venir.