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Burundi : retrouver les bancs de l’école pour un avenir meilleur

Écrit le 18 août 2026

Aidez un enfant à aller à l'école
Au Burundi, nous aidons des familles à obtenir des revenus suffisants pour que leurs enfants puissent aller à l'école. Vous pouvez contribuer à leur avenir.

Au Burundi, des milliers d’enfants ne fréquentent pas l’école régulièrement. Simplement parce que leurs parents n’ont pas les moyens de les y envoyer. Il y a quelques années, c’était le cas d’Elie*. Grâce aux formations et aux appuis de SOS Villages d’Enfants au Burundi, sa maman gagne sa vie décemment et il a pu reprendre le chemin de l’école et d’un avenir meilleur. 

Comme tous les soirs de vacances, Elie* (18 ans) et son frère Romain* (13 ans) rejoignent les copains de Kibiri pour une partie de football. Sur cette colline du centre du Burundi, pas de ballon de cuir ou de plastique ni de joli terrain en gazon. On joue avec une balle de fortune, faite de morceaux de tissus, sur la place qui borde l’église, le long de la grand route.

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*Les noms des enfants ont été modifiés pour protéger leur vie privée.

Après le match, l’oreille collée au téléphone d’un copain, Elie écoute son émission préférée sur la radio nationale. Un feuilleton qui le tient en haleine d’épisode en épisode et a réveillé en lui des aspirations de journaliste. C’est ce rêve qui le motive à bien étudier à l’école pendant toute l’année.

Une scolarité compliquée

Le rapport d’Elie à l’école n’a pas toujours été le même. Petits, ses frères et lui n’ont pas pu suivre une scolarité normale et ont accumulé du retard. « Les enfants allaient à l’école sans chaussures, et ils étaient chassés parce qu’ils n’avaient pas de matériel ni d’uniforme, » raconte Sérafina, leur maman. De retour à la maison, c’est à lueur instable du feu qu’ils devaient faire leurs devoirs.

En repensant à cette période, Sérafina est d’autant plus reconnaissante que ses fils cadets soient à nouveau scolarisés : « Je suis tellement fière que mes enfants aillent à l’école. C’est leur avenir », ajoute-t-elle, assise aux côtés de ses deux garçons, impeccablement habillés.

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« Nous vivions dans les ténèbres »

Pour Sérafina, il n’y a pas de mots assez forts pour décrire les changements dans sa vie depuis qu’elle a rejoint le programme de renforcement des familles de SOS Villages d’Enfants au Burundi :

« Nous vivions dans les ténèbres, et aujourd’hui on a ouvert les yeux. » 

Sérafina, maman de Elie et Romain

On pourrait croire que cette femme a le sens de la formule et une légère tendance à l’exagération. Mais on aurait tort de la juger sans connaître son histoire. Son mari, décédé en 2015, a souffert pendant des années d’une maladie mentale qui l’empêchait de travailler et l’envoyait régulièrement à l’hôpital. Une situation qui pesait lourd sur les finances et le bien-être de sa famille.

Un repas par jour au plus

« Nous avions une toute petite maison, près de la route. Il n’y avait qu’une seule pièce, où on vivait de jour comme de nuit, à côté du feu. Je travaillais comme main d’œuvre agricole et je cultivais aussi un peu pour nous, mais je n’avais pas de fumier et mes récoltes étaient mauvaises. Les enfants mangeaient une fois par jour, à midi. Si j’allais voir mon mari à l’hôpital, alors je ne pouvais pas travailler et ils ne mangeaient rien du tout, » raconte la maman.

Dans le voisinage, beaucoup avaient conscience des difficultés de Sérafina. C’est ce qui l’a amenée à participer à une réunion de SOS Villages d’Enfants en 2022, où la communauté l’a désignée parmi les plus vulnérables. « Toutes les personnes présentes se déclaraient vulnérables, » explique-t-elle, « mais on a défini ensemble des critères et je fais partie de celles qui ont pu bénéficier du programme. »

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Renforcer les familles, c’est offrir un avenir aux enfants

Aujourd’hui, tout a changé ou presque. Grâce aux formations et aux appuis qu’elle a reçus, Sérafina a pu terminer sa nouvelle maison en 2025. Les garçons y partagent une chambre, à côté de la sienne. Dans le salon, éclairés par une lampe torche, ils peuvent faire leurs devoirs sans être incommodés par les fumées du feu. 

« Quand on sait où on était, on est très fiers d’être arrivés où on est aujourd’hui. » 

Elie

Comme Elie et son frère, près de 3000 enfants ont retrouvé le chemin de l’école depuis 2022 grâce au soutien de SOS Villages d’Enfants au Burundi dans les régions de Gitega, Muyinga et Cibitoke. Nos formations permettent à leurs parents d’améliorer leurs revenus et de transformer le quotidien familial. Le ventre bien rempli et à l’abri du froid et de la pluie comme de la chaleur, les enfants peuvent à nouveau étudier sereinement et rêver d’un avenir meilleur.

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