Sénégal et Mali

La réinsertion d'enfants mendiants au Sénégal et au Mali

À Dakar, de nombreux enfants mendient dans la ville. Ce sont souvent des talibés : les élèves d’une daara, une école religieuse dans laquelle les enfants vivent en internat. Nous encadrons ces enfants pour améliorer durablement leurs conditions de vie.

1 500 talibés et enfants des rues

ont retrouvé de meilleures conditions de vie et des perspectives d'avenir

43 écoles religieuses

sont soutenues pour que les enfants puissent mieux y vivre

23 groupes communautaires

aident à améliorer la situation des enfants mendiants

125 personnes d'influence

participent activement à la sensibilisation sur les droits de l'enfant

Les familles vulnérables confient leurs enfants à des écoles religieuses


De nombreuses familles sénégalaises et maliennes vivent dans des conditions très difficiles, au point que certaines ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l’école ou même leur donner suffisamment à manger. Dans l'espoir de leur donner une vie meilleure, beaucoup confient leurs enfants à une daara, une école religieuse.

Beaucoup de ces écoles font du bon travail, mais certaines se trouvent dans une telle pauvreté que les enfants doivent mendier dans la rue. Ils y courent alors de grands dangers : maladie, violence, exploitation… Ils représentent également des cibles faciles pour les groupes armés qui les enlèvent afin de les entraîner dans leur lutte radicale.

Que fait SOS Villages d'Enfants?

De 2015 à fin 2018, SOS Villages d’Enfants a développé un projet novateur auprès des familles, des maîtres des daaras et des communautés locales pour améliorer durablement les conditions de vie des talibés et des enfants des rues. Ces différents acteurs sont désormais capables d’assurer eux-mêmes le respect des droits de l’enfant et d’offrir de belles perspectives d’avenir aux enfants mendiants.

Une source de revenus durable pour les daaras


De nombreuses daaras se sont rendues compte que cela ne pouvait plus continuer ainsi et ont très bien accueilli le soutien de SOS Villages d’Enfants. Nous cherchons ensemble une source alternative de revenus pour que les enfants ne doivent plus mendier et qu’ils puissent grandir dans de meilleures conditions.

Un lien vers l’enseignement public

Parallèlement aux cours de religion, nous dispensons également aux enfants une éducation formelle pour qu’ils apprennent aussi le français et reçoivent des formations qui leur permettent d’entrer par la suite sur le marché du travail. Nous leurs offrons ainsi des chances de se construire un avenir meilleur.


Construire un réseau social durable

Nous construisons avec la communauté un réseau de personnes de confiance qui soutiennent les enfants. Nous rassemblons ceux qui souhaitent soutenir des enfants vulnérables et nous renforçons leur capacité d’action, de sorte qu’ils puissent, à terme, prendre eux-mêmes soin de ces enfants. Nous partons également de là pour construire des familles de soutien, auprès desquelles les enfants peuvent se rendre une ou deux fois par semaine pour un repas chaud, des soins et un câlin.

Enregistrement auprès de l'Etat

Beaucoup de ces enfants n'ont aucun document et ne sont enregistrés auprès d'aucune autorité. Cela signifie également qu'ils n'ont pas de droits civils. Nous entamons les démarches nécessaires et nous veillons à ce que tous les enfants que nous accompagnons soient enregistrés auprès de l'État.


Renforcer le respect des droits de l'enfant

En collaboration étroite avec les autorités locales et les chefs religieux, nous encourageons la communauté à prendre les talibés en charge. Nous voulons ainsi veiller à ce que les droits fondamentaux de ces enfants et les lois qui existent pour protéger ces droits soient respectés.

Contact

Contactez Adeline Puerta, coordinatrice du projet, par e-mail à l'adresse adeline.puerta@sos-villages-enfants.be ou par téléphone au 02 639 09 70.

Ce projet a été réalisé avec le soutien de l'Union Européenne


Chaque enfant a besoin d'une famille pour bien grandir.

Devenez parrain ou marraine