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Familles dans le monde

Deux sœurs livrées à elles-mêmes retrouvent un foyer chaleureux

Alors qu’il travaillait dans la gare de Faridabad, en Inde, un marchand a aperçu deux petites filles qui semblaient un peu perdues. Inquiet, il les a tenues à l’œil pour s’assurer que leur famille venait les rejoindre. Mais personne n’est venu.

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Les deux enfants, âgées de trois et quatre ans, ont tout de suite été amenées au Village d’Enfants SOS de Faridabad afin de recevoir les soins et l’accompagnement dont elles avaient besoin. « Elles ont de la chance d’être arrivées ici saines et sauves », explique Tsewang Paldon, la directrice du village d’enfants.

Dans le même temps, les autorités se sont mobilisées pour retrouver leurs parents. Sans succès : les mois se sont écoulés et aucun membre de leur famille ne s’est manifesté.


Une situation loin d’être exceptionnelle

Chaque année, des milliers d’enfants sont abandonnés en Inde. Parmi eux se trouvent de nombreuses fillettes : pour les familles en difficulté, les filles représentent un coût considérable à cause des dots de mariage élevées. « Les parents ne sont pas en mesure de s’occuper d’elles », complète la directrice.

Le Village d’Enfants SOS de Faridabad accueille ainsi quatre à cinq enfants dans cette situation chaque mois. Il arrive parfois que les autorités parviennent à retrouver les parents ou la famille proche des fillettes, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

Elles ont de la chance d’être arrivées ici saines et sauves.

Tsewang Paldon, directrice du Village d’Enfants SOS Faridabad

Un passé flou

Les deux petites filles retrouvées à la gare ferroviaire de Faridabad connaissent elles aussi cette situation. Les sacs en toile de jute qu’elles transportaient avec elles ne contenaient aucun indice sur leur identité. Seul leur dialecte laisse penser qu’elles sont originaires d’une province située à plus de 1 000 kilomètres de l’endroit où elles ont été abandonnées.

Mais les fillettes n’ont jamais pu expliquer clairement d’où elles venaient, malgré les nombreux efforts de leur maman SOS Jharna pour tenter de retracer leur passé. « Au coucher, l’aînée des sœurs parle de sa famille et de son abandon, mais ses explications restent très difficiles à comprendre », raconte Jharna.

Une nouvelle vie au village d’enfants

Après de longs mois de recherches infructueuses, le comité local de protection de l’enfance a donc considéré qu’il était préférable pour le bien-être des fillettes de continuer à grandir aux côtés de leur famille SOS.

Entourées de l’amour de leur nouvelle « maman » et de leur fratrie SOS, les deux sœurs ont retrouvé le sourire et s’amusent ensemble dans le village. Malgré leur lourd passé, « elles sont heureuses ici », conclut Jharna.

Chaque enfant a besoin d'une famille pour bien grandir.

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