SOS offre de l’espoir aux enfants de Syrie

Abeer Pamuk (23), collaboratrice de SOS Villages d'enfants en Syrie, nous témoigne de sa vie et de son travail en Syrie déchirée par la guerre. "Nous devons montrer aux enfants qu'ils ont droit à une vie loin de la rue et de la violence. Aucun enfant n’a choisi cette vie-là ".

Abeer Pamuk, collaboratrice de SOS Villages d'enfants en Syrie

"J’ai toujours voulu étudier l'anglais. Loin de moi l’envie de devenir enseignante, mais j’ai toujours été désireuse de donner la parole aux gens et aussi, aux enfants. Beaucoup d'enfants sont prisonniers de cette catastrophe humanitaire, mais presque personne ne s’exprime à leur sujet. Je désirais initialement partir au Sud du Soudan pour y apporter mon aide. Mais le 15 Janvier 2013 - quand notre université d'Alep a été bombardée à deux reprises en une journée – je me suis rendue compte que ma propre Syrie était en train de vivre la plus grande crise du siècle. Ce jour-là, j’ai réalisé ce que la guerre signifie vraiment ".

"Ici, à Alep, la guerre s’immisce à l’intérieur des moindres détails de la vie quotidienne, elle est présente dans tout ce que nous faisons.

Abeer Pamuk

Le froid et l’obscurité

"Vous pouvez vous habituer aux bruits ou échapper aux chutes des roquettes. Mais il y a des choses encore pires. Il y a la faim, la pénurie d’eau, d’électricité, l’absence de prise en charge médicale, de médicaments.

La guerre en vrai, c’est quand vous vous asseyez dans la même pièce que votre famille mais que vous ne pouvez pas voir le visage de votre mère ou de vos frères à cause de l’obscurité, vous ne pouvez voir que leurs ombres. Votre maison est un lieu où le froid et l'obscurité cohabitent".

Nous devons retrousser nos manches pour que ces enfants vulnérables ne fassent pas partie d’une génération perdue, qui ne connaît rien de mieux que la guerre"

Abeer Pamuk

Aider les enfants en Syrie

"Après cinq longues années, la guerre en Syrie n’a pas encore dit son dernier mot. Des centaines de milliers d'enfants ont perdu leurs familles. Les enfants ont des talents qui leu leur permettent de surmonter leurs traumatismes, plus encore lorsqu’ils ont le sentiment d’appartenir à une communauté. Leur avenir dépend donc beaucoup de la manière dont ils sont accompagnés durant cette période difficile.

Plus vous regardez loin, plus les chances de voir ces enfants devenir indifférents et violents plus tard seront grandes".

Mes lucioles

"Mon travail chez SOS m’apporte naturellement son lot d’émotions, vous entendez des histoires d'enfants que vous n’imagineriez jamais pouvoir entendre. Mais heureusement, les enfants ont des réactions très réconfortantes. Ce sont mes lucioles. Wael était, d’ailleurs, un garçon touché au visage par un tireur d'élite. Je l'ai vu quand il est arrivé à l'hôpital. Dès qu’il a repris connaissance, je lui ai apporté des jouets. Il m’a écrit une lettre: "Je suis heureux, mais je ne peux pas sourire." Wael a dû subir plusieurs opérations, mais après la seconde, il est tombé dans un coma.

Je suis allée lui rendre visite et sa mère lui a soufflé ceci à l’oreille : "Abeer est ici, avec des jouets et des livres de dessin pour toi." L’après-midi et pour la première fois, il a réussi à bouger les doigts. Quelques jours plus tard, je suis à nouveau passée le voir : il a ouvert grands les yeux quand il a entendu ma voix. Je ne l’oublierai jamais. SOS Villages d'Enfants a réglé ses opérations et aide sa famille à construire une nouvelle vie loin d'Alep".

Fière

"Je suis fière de notre travail , SOS offre l’espoir aux personnes les plus vulnérables comme les enfants et les femmes. Nous pouvons changer leur vie."

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