Réfugiés, Rima et Farid peuvent souffler auprès de SOS

Nos collègues en Macédoine et en Serbie sont actuellement à pied d’œuvre pour faire face à l’afflux de réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique. Deux de ces réfugiés sont Rima et son fils Farid, temporairement accueillis dans un ‘Espace SOS dédié aux enfants’.

Accueillir les enfants et les familles déplacées en Syrie

À l’ombre d’une tente…

C’est une journée d’été torride. À l’ombre d’une tente bleue dans un camp de réfugiés dans le sud de la Macédoine, une dizaine d’enfants jouent avec des blocs en bois. Dans cet ‘Espace SOS dédié aux enfants’, ils peuvent redevenir tout simplement des enfants. Une jeune femme d’une vingtaine d’année se trouve tout prêt, un petit bébé sur les genoux.

Rima et Farid

Il s’appelle Farid et a sept mois. Il a de grands yeux bleus et des cheveux blonds. Sa mère, Rima, et lui viennent de Kobané en Syrie. Ils veulent rejoindre le père de l’enfant en Allemagne. Ils ont déjà parcouru 2000km et doivent encore faire la même distance pour atteindre l’Allemagne.

Chez le médecin

Farid est très mince et inerte. Ses membres semblent faits de caoutchouc. Lorsqu’il attrape votre doigt, il n’a pas de force. Rima raconte : « Il a subi une opération cardiaque en Syrie. » Elle montre une cicatrice verticale sur son torse, qui semble à peine guérie. Farid doit voir un médecin et vite.

À deux sur la route

Rima et Farid sont partis depuis quelques temps de Kobané. Ils ont d’abord pris le bateau, puis ont marché. À présent, ils doivent rejoindre au plus vite l’Allemagne et pour bien faire ils doivent prendre le taxi.

Enlevés et volés

Mais Rima a peur du taxi. Elle a entendu que des personnes étaient parfois enlevées ou qu’on les volait. Tout le monde dans le camp essaie de la rassurer et de la convaincre de prendre un taxi jusqu’à la frontière serbe à la place d’un bus qui prendrait quatre heures de plus.

En route

Finalement, les collaborateurs SOS sur le terrain ont pu s’assurer que Rima et Farid partaient dès que possible vers la frontière. Heureusement. Mais malheureusement, il y a un nombre incalculable d’histoire comme la leur. L’un de nos collègues sur place raconte : « Ce matin, je faisais un tour dans le campement. J’ai trouvé un petit garçon dans les herbes hautes, il était déshydraté et respirait à peine. »

Farid et Rima sont en chemin, mais ils sont encore loin d’être réunis avec leur père et mari. Le petit garçon dans l’herbe doit encore parcourir un long chemin, comme tant d’autres réfugiés. Ce ne sont que deux des terribles histoires qui se jouent pour l’instant. Aidez-les à se finir positivement.

Aidez les familles de réfugiés.

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