"Nous voulons qu’une partie de notre héritage bénéficie aux enfants dans le besoin"

Après leur visite au Village d’Enfants SOS d’Assomada sur l’île de São Tiago, au Cap Vert, Imke et Henk Molenhuis ont pris une décision peu ordinaire : "Puisque nous n’avons pas d’enfant, faisons une place aux enfants SOS dans notre testament." Imke (60 ans) nous explique.

"Mon mari et moi nous sommes rencontrés en 1975 en faisant les vendanges en France. Après trois jours, nous discutions déjà du fait d’avoir ou non des enfants. J’étais institutrice et j’adorais les petits. Je trouvais par exemple formidable qu’à travers leurs petites histoires, ils me fassent découvrir le monde avec des yeux d’enfant.

Pourtant, il nous est vite apparu que nous ne voulions pas en avoir nous-mêmes. Nous trouvions l’avenir trop sombre et c’était l’époque des risques liés à l’armement nucléaire et de la pollution de l’environnement. Nous avons décidé d’apporter plutôt notre soutien aux enfants dans le besoin. C’est ainsi que nous sommes devenus donateurs de SOS Villages d’Enfants, de l’Unicef et de Terre des Hommes."

Nous avons été très impressionnés par le travail de SOS !

Imke et Henk

Joie et gaieté

En 2003, le couple, en vacances au Cap Vert, visite le Village d’Enfants SOS d’Assomada. Une visite restée gravée dans la mémoire d’Imke. "C’est tout à fait par hasard que nous sommes arrivés dans ce village. Nous n’avions pas de rendez-vous, mais nous avons été accueillis très chaleureusement.

Nous avons vu que l’on y faisait de l’excellent travail. Les enfants y avaient un foyer, de la nourriture saine et des soins, et on les formait à un métier pratique pour qu’ils s’intègrent dans la société. Une approche tout à fait tournée vers l’avenir. La joie et la gaieté qui émanaient de ces enfants étaient magnifiques, c’était inoubliable pour nous. Car, sur l’île, nous avons aussi vu beaucoup d’enfants au regard triste et vide. Des enfants en difficulté qui n’avaient pas eu la chance d’être accueillis au village d’enfants."

Des enfants SOS comme héritiers

A leur retour, Imke et son mari sont passés chez le notaire. "Nous avions été si impressionnés par l’objectif et le travail de SOS que nous avons adapté notre testament juste après notre voyage. Nous voulons que les enfants SOS reçoivent la moitié de notre héritage.

Nous n’avons aucun souhait spécifique par rapport à tel pays ou tel village d’enfants, le principal est que cela serve à des enfants dans le besoin. Car il y a trop de misère dans le monde. Nous avons vu comment, très concrètement, SOS aide les enfants vulnérables à se construire un avenir meilleur. Nous espérons vraiment voir disparaître les grandes disparités de niveau de vie dans le monde. Les enfants y ont droit."

Vous aussi, vous envisagez d’ajouter une bonne cause à votre testament? Venez assister à notre Table ronde sur les testaments, le 9 juin prochain, à Bruxelles.

Enfants SOS comme héritiers?
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