BX Brussels et SOS accompagnent les enfants et leurs parents

« Le plus beau chez BX Brussels, c’est la collaboration avec SOS »

Un projet pilote avec BX Brussels

En novembre 2014, SOS Villages d’Enfants s’est lancé dans un nouveau projet pilote avec BX Brussels. L’objectif ? Donner à des enfants qui n’ont normalement pas accès à un club sportif l’occasion de faire du sport, et ce en soutenant leur famille. La saison du football étant terminée, c’est le moment de faire le bilan, avec Patricia et Katrien, deux figures clés du tandem BX-SOS.

Une vision différente des autres clubs

Patricia tient à le souligner : BX Brussels est différent de la plupart des clubs. Responsable de sa bonne marche au quotidien, elle est bien placée pour voir l’influence positive que BX Brussels peut avoir.

« A Forest, il y a une forte concentration de réfugiés qui ne disposent pas de papiers. C’est un problème car, pour la Fédération francophone de football, les jeunes sans papiers ne peuvent pas jouer. Et BX est comme par hasard affilié à cette fédération. C’est bien sûr extrêmement dommage pour ces enfants. Ainsi ce garçon qui est chez BX depuis un an maintenant. Ses parents sont morts, victimes de la guerre civile au Congo Il n’a pas de papiers et ne peut donc plus jouer. Dans les autres équipes, il aurait été renvoyé. Ici, non. Chez nous, il peut continuer à s’entrainer avec les autres, s’asseoir sur le banc avec les joueurs et il arbitre régulièrement les matches. Il est d’ailleurs très fier de cette dernière fonction qui booste sérieusement sa confiance. »

Les visions de BX Brussels et SOS Villages d’Enfants sont très proches. BX s’efforce avant tout de donner une chance à des enfants qui sinon, n’en auraient pas. Outre l’aspect sportif, BX cherche aussi à développer chez eux d’autres compétences. Un objectif qui est explicitement demandé aux coaches.

Katrien travaille pour SOS Villages d’Enfants et accompagne les enfants et leur famille sur le plan social et financier :

« Chez BX, ils s’intéressent tout autant au développement d’autres talents qu’aux aptitudes footballistiques. On n’apprécie pas seulement les bons joueurs, on encourage aussi d’autres qualités comme l’engagement et l’esprit d’équipe. Les coaches suivent même une formation pour apprendre comment se comporter avec des jeunes vulnérables. Une sorte de coaching du coach (rire). »

Un avenir pour chacun

Chez BX, il n’y a pas de laissés-pourcompte.

Patricia : « Au début de la saison, nous avons trouvé un joint dans les vestiaires. Nous avons cherché à qui il appartenait et avons pris le garçon à part pour lui parler. Dans les autres clubs, il aurait valsé dehors ! Ici, nous lui avons parlé pour le raisonner et tenter de trouver une solution. Et que constatons-nous aujourd’hui ? Que ce jeune a suivi un cours d’arbitrage et qu'il arbitre désormais des matches chaque semaine, ce qui lui fait aussi un peu d’argent de poche. Bref, nous essayons de le maintenir sur la bonne voie, et ça marche. »

Pour la saison prochaine, Katrien voit encore une marge d’amélioration possible.

« Nous voulons accompagner encore davantage de jeunes garçons et de familles. Nous continuons aussi à réfléchir aux améliorations possibles au sein de BX, afin qu’ils continuent à venir, soient motivés et voient leurs chances augmenter. Le projet entre BX et SOS est encore tout récent, mais ça le rend d’autant plus sympa ! »

Patricia : « Même en un laps de temps très court, les améliorations sont visibles à différents niveaux. Par l'aide et le suivi intensif des enfants, on soutient les parents. Ces derniers se sentant mieux, ils soutiennent à leur tour leurs enfants. Les liens familiaux se resserrent grâce à BX et SOS, car le père rend son enfant heureux et entre en contact avec un groupe sympatique d’autres parents. L’enfant, quant à lui, se réjouit que son papa ait trouvé une solution. Et pouvoir aider un enfant, cela passe avant tout, n’est-ce pas ? »

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