Mina (12 ans) a retrouvé sa maman

Stijn
Stijn
24 janvier 2018

Depuis le début de la guerre, en 2011, SOS Villages d’Enfants apporte une aide d’urgence intensive aux enfants et aux familles en Syrie. Dans la région côtière de Tartous, nous offrons notamment un accueil provisoire à 150 enfants non accompagnés, en mettant tout en œuvre pour retrouver leurs parents. Voici l’histoire de Mina* , une fillette de douze ans, que nous avons accueillie en 2017.

L’histoire de Mina commence à Homs, une ville de l’ouest de la Syrie. Elle vit là avec sa maman, son père et ses frères. Du jour au lendemain, la guerre est à leur porte. Sarah, la maman de Mina, raconte cette terrible journée, le cœur déchiré : « ‘Nous devons partir MAINTENANT. Nous sommes en danger.’ Ce sont les dernières paroles que mon époux a prononcées. Il était encore tôt, les enfants jouaient dans le jardin.

Le papa de Mina a été touché et est décédé sur place

Tout à coup, des roquettes se sont abattues près de chez nous. Mon mari a couru au jardin pour faire rentrer les enfants. Ils ont eu le temps de se mettre à l’abri mais, pour lui, c’était trop tard. Il a été touché et est décédé sur place. »

Maman a disparu

Les choses ne font qu’empirer les jours suivants. La ville de Homs finit par être complètement rayée de la carte. Sarah n’hésite pas à fuir la ville, avec Mina et ses deux frères. Après un long périple, ils finissent par arriver à Tartous, une ville encore épargnée par la guerre. Ils ne sont pas les seuls à y trouver refuge : parce qu’il y fait relativement sûr, quelque 258 000 personnes venues de toute la Syrie y cherchent un abri. La pression sur la collectivité est énorme. La nourriture et l’eau potable sont rares et l’inflation, galopante. Pour beaucoup d’enfants, il n’est pas possible d’aller à l’école.

Trois jours plus tard, maman n’était toujours pas revenue

Mina et sa famille subissent cette dure réalité. Lorsque la famille a épuisé ses provisions alimentaires, Sarah, la maman, décide de laisser quelque temps ses enfants seuls en quête de nourriture. Trois jours plus tard, elle n’est toujours pas rentrée.

Une solution provisoire

Après quelques jours, un assistant social remarque que Mina et ses frères sont livrés à eux-mêmes. Il décide d’intervenir et les emmène au Centre d’accueil SOS de Tartous. Au début, ils sont assez renfermés. Mina ne dit pas un mot, sinon pour réclamer sa mère. Une semaine plus tard, leur mère leur manque toujours, mais ils commencent à s’ouvrir un peu. Ils se font des amis et participent aux activités de l’Espace SOS dédié aux enfants qui est rattaché au centre. Mina aime surtout jouer au football : « J’ai appris que le foot n’est pas un sport réservé aux garçons. Moi aussi, je peux très bien y jouer. »

Enfin réunis

Au bout d’un mois d’accueil dans notre centre, nos collègues réussissent à retrouver la maman. Elle ne souhaite pas raconter ce qui lui est arrivé lorsqu’elle est partie mais ils sont tellement heureux de s’être retrouvés ! Aujourd’hui, la famille est toujours à Tartous. Mina et ses frères fréquentent presque chaque jour l’espace dédié aux enfants, où ils reçoivent aussi un enseignement. Dans la journée, Sarah est ainsi disponible pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille. Elle témoigne : « La vie reste dure, mais au moins nous sommes ensemble. Je suis très reconnaissante à SOS Villages d’Enfants. »

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