« Désormais, elle a sa place dans mon coeur »

Christèle
Christèle
12 juin 2017

Lorsque Christèle a commencé à travailler chez nous, elle est devenue la marraine de Séverine, du Village d’Enfants SOS de Kinshasa, en RDC. Au printemps dernier, elle lui a rendu visite pour la première fois.

« Je me demandais si j’allais la reconnaitre tout de suite », se souvient Christèle. « Elle m’a écrit une lettre à la fin de l’année passée, et cette lettre était accompagnée d’une belle photo, donc j’étais convaincue que oui. Nous procédons maison par maison, rendant visite à chaque famille SOS. Le directeur du village d’enfants, Pascal, me signale que Séverine habite au n° 11. Lorsque nous frappons à la porte, tous les enfants se précipitent à notre rencontre.

Je reconnais immédiatement la superbe fillette de la photo. Elle me donne la main en disant : « Bonjour, je m’appelle... » et je m’empresse de lui répondre : « Séverine, oui, je sais... » Surprise, elle me fixe avec de grands yeux interrogateurs. Je lui explique que je suis une de ses marraines de Belgique. Et que je la reconnais grâce à sa lettre et à sa photo. »

« Désormais, elle a sa place dans mon coeur »

Christèle, marraine SOS

Betty, maman SOS

« Betty, sa mère SOS, me serre fort dans ses bras et me remercie vivement de soutenir un de « ses » enfants. Elle m’explique à quel point il est important que des personnes soutiennent financièrement le village pour qu’elle puisse donner aux enfants tous les soins dont ils ont tant besoin. »

« Betty est l’âme de la maison. C’est elle qui entoure les enfants de son amour inconditionnel et qui les élève. Dans la maison, ce sont ses règles qui s’appliquent. Toutes ces femmes sont joviales et chaleureuses, passionnées par ce qu’elles font : veiller à ce que chaque enfant grandisse dans la chaleur d’une famille. »

Comme Christèle, vous voulez soutenir individuellement un enfant dans un de nos villages d’enfants ?

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Mon cœur se serre

« Le lendemain, nous allons visiter la communauté locale, pour voir comment fonctionne le Programme SOS de renforcement de la famille. La beauté époustouflante du pays contraste violemment avec les conditions de vie extrêmement difficiles de la population. Mon cœur se serre en voyant les « habitations » des familles fragilisées que soutient SOS Villages d’Enfants : quatre morceaux de tôle ondulée disposés les uns contre les autres, pas de meubles, d’eau courante ni d’électricité. Comment se peut-il que des enfants grandissent aujourd’hui encore dans de telles conditions ? »

Un petit pied sur ma chaussure

« Avec le programme de renforcement de la famille, SOS Villages d’Enfants veut faire en sorte que ces familles puissent s’occuper de leurs enfants. Pour que ceux-ci ne se retrouvent jamais abandonnés. Avec les parents, nous établissons un plan de développement. Imaginez une maman qui sait coudre : SOS l’aidera à se procurer une machine à coudre. Elle pourra ainsi s’assurer un revenu. Et, grâce à son travail, la famille pourra habiter dans un meilleur endroit.

Malgré cette aide, nous ressentons un sentiment d’impuissance. Car il y a encore tant d’enfants que nous ne pouvons pas aider ! Une fillette pose son petit pied sur ma chaussure et pousse bien fort. Lorsque je la regarde, elle saisit vite ma main pour ne plus la lâcher. Elle a des jambes et des bras tout fins et un ventre gonflé par la faim. Elle cherche un peu d’attention, d’amour, ou même simplement quelqu’un qui la touche. Elle fait partie des enfants oubliés du Congo. Oubliés par tout le monde, y compris les pouvoirs publics congolais. Pour beaucoup d’entre eux, une organisation comme SOS Villages d’Enfants représente le dernier espoir. »

Je me demanderai chaque jour comment elle va

Curieuse de me connaitre

« De retour au village d’enfants, Séverine vient encore m’apporter une lettre. De mon côté, j’ai aussi un petit cadeau à lui remettre : des feutres de couleur et un Memory, un jeu qu’elle peut partager avec les autres enfants du village. Curieuse de me connaitre, moi et ma vie en Belgique, elle pose une foule de questions. 'Tu es mariée, tu as des enfants, tu as des animaux, tu habites où, pourquoi tu viens si loin jusqu’au Congo, comment est la vie en Europe et quand reviendras-tu ?' »

Es-tu heureuse ?

« J’évite de lui poser des questions sur son passé ou sur ce qui l’a amenée chez SOS Villages d’Enfants. Je lui demande par contre si elle est heureuse au village, auprès de sa mère SOS. Et comment elle vit l’école. Elle aime sa mère SOS et est reconnaissante de pouvoir vivre ici, avec ses amis. Car elle en a beaucoup, au village. Elle est de plus une élève studieuse, qui a de bons résultats. Lorsque je l’interroge sur son sport favori, elle dit : « Seulement étudier. » Elle adore les bébés et rêve de devenir sage-femme. Et elle est bien décidée à faire de ce rêve une réalité. »

Un nœud dans la gorge

« Tandis que je me prépare à partir, des tas de choses me passent par la tête. Je veux lui dire que j’admire sa joie de vivre, sa persévérance, sa personnalité. Que je me demanderai chaque jour comment elle va. Que je suis fière d’elle et que je lui écrirai régulièrement. Au moment du départ, j’arrive juste à articuler qu’elle doit continuer à faire de son mieux à l’école. Et que je lui écrirai très bientôt. Je rentre chez moi, plus riche d’une expérience inoubliable, avec dans la tête un petit bout de femme qui a désormais sa place dans mon cœur. Ma filleule. Future sage-femme. »

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