SOS Villages d’Enfants accueille des enfants non accompagnés qui reviennent de la « caravane » de migrants en destination des Etats-Unis

Michael
Michael
11 décembre 2018

Depuis fin octobre, SOS Villages d’Enfants a ouvert deux centres d’accueil au Honduras afin d’assurer la prise en charge d’enfants séparés de leurs familles.

Des milliers d’enfants honduriens ont tenté de rejoindre la « caravane » de migrants à destination de la frontière américano-mexicaine. Pour beaucoup, ce fut un échec et un retour vers leur pays.

Selon Nicolas Alfaro, le directeur de SOS Villages d’Enfants du Honduras, 2 125 enfants sont de retour au Honduras. Parmi eux, 234 sont séparés de leurs familles. SOS Villages d’Enfants assure la prise en charge d’une cinquantaine d’entre eux et est occupé à renforcer ses capacités pour en accueillir davantage.

« En vertu du droit international, ces enfants méritent les soins et la protection jusqu'à ce qu'ils puissent être réunis avec leurs familles et leurs proches », déclare Nicolas Alfaro. « Il est essentiel qu'ils aient des soins, un lieu sûr où vivre et de la nourriture. Fort de ses 48 années d’expertise dans la prise en charge d’enfants vulnérables au Honduras, SOS Villages d’Enfants s’engage à leur venir en aide jusqu’à ce qu’ils puissent retrouver leur foyer. »

Deux centres d'accueils pour enfants non accompagnés

Depuis le 22 octobre, nous avons temporairement pris en charge 59 enfants non accompagnés à Santa Rosa de Copán. On y retrouve des enfants âgés de 3 à 17 ans. Nous sommes en train d’ouvrir un deuxième centre d'accueil à Choluteca pouvant accueillir 10 enfants.

Des enfants qui ne savent ni lire ni écrire

Le Honduras a une histoire de migration des enfants. Selon Nicolas Alfaro, « ils partent à cause de la violence des gangs, de la pression de leurs pairs ou parce qu'ils veulent chercher des opportunités dans un autre pays. » Mais c’est la première fois que SOS Villages d’Enfants Honduras est intervenu pour aider les enfants non accompagnés. « Il s'agit d'une situation exceptionnelle », a déclaré Nicolas Alfaro.

Nicolas Alfaro s'inquiète des conséquences à long terme pour les enfants qui cherchent à fuir leur pays. « Si cette situation ne change pas, cela deviendra un cercle vicieux et ces enfants essaieront encore et encore de partir », dit-il. « Nous constatons clairement des cas d'enfants qui ne savent pas lire ni écrire, et des enfants qui ont abandonné leurs études pour travailler dans les champs à moins de quatre dollars par jour. »

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