Après quatre ans d'insécurité, Reem (Syrie) peut enfin retourner sur les bancs de l'école

Stijn
Stijn
5 septembre 2018

« Vivre dans la rue est la chose la plus horrible que j'ai jamais vécue », raconte Reem dans notre Centre d'accueil temporaire de Tartous, en Syrie. Reem* a quatorze ans et est chez nous depuis huit mois maintenant. Voilà des années qu’elle n’a plus fréquenté l’école. Au lieu d’aller en classe, elle a dû travailler dans des fermes pour survivre et elle a même vécu quelque temps dans la rue.

Une nuit horrible

Jusqu'en 2014, Reem vivait avec ses parents et ses six frères et soeurs dans une ferme près d'Alep. La guerre a tout brisé. « Nos voisins sont partis les uns après les autres. Notre village est devenu sinistre, bruyant et dangereux. Au cours d'une nuit horrible, nous avons perdu tous nos animaux : la moitié de nos moutons ont été volés, l'autre moitié tuée. »

Reem et sa famille ont alors eux aussi quitté leur maison. Comme beaucoup d'autres, ils sont partis pour Tartous, une zone côtière relativement sûre. « Toute la famille a travaillé dans une ferme, en échange d’un toit et d’un peu de nourriture. Mais il n'y avait pas beaucoup de nourriture. Nous allions souvent dormir sans même un morceau de pain dans l'esomac. Le propriétaire était un homme cruel. »

Enfin un lit

Lorsque les enfants n'ont plus été les bienvenus, ils ont été condamnés à vivre dans la rue. Les parents, de plus en plus accablés par la situation, ne pouvaient plus prendre soin de leurs enfants. Nos collègues de notre Centre d'accueil temporaire à Tartous ont remarqué les enfants et ont immédiatement agit. Aujourd'hui, nous accueillons les sept frères et soeurs depuis huit mois. Les enfants y sont en sécurité, ils y reçoivent des soins médicaux et une alimentation saine, bref nous répondons à des besoins essentiels qui n’étaient pas rencontrés dans la rue. Il existe un soutien psychologique pour les enfants qui ont vécu des expériences traumatisantes. Et nous les aidons à reprendre le cours de leurs études. Certains enfants ne sont jamais allés à l'école (la guerre dure depuis sept ans), nous commençons donc par l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

Donner une place au passé

Fadia, coordinatrice de notre Centre d'accueil temporaire à Tartous : « Au début, les frères et sœurs étaient méfiants vis-a-vis des autres et restaient entre eux. Après tout ce qu'ils ont vécu, c'est normal. Avec toute notre équipe, des psychologues, des conseillers et des enseignants, nous les avons accueillis au centre d'accueil. Nous les aidons à donner une place au passé et à devenir plus forts pour aller de l'avant et se construire un avenir. »

« Le plus important pour moi est de savoir que je peux m'endormir en toute sécurité dans mon lit le soir », nous confie Reem. « La sécurité est ce qui m'a le plus manqué. »

*Nom d'emprunt destiné à protéger la vie privée de l'enfant

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