Les enfants SOS du monde entier comme héritiers

Hilde Boeykens
Hilde Boeykens
5 Février 2017

Dès 1986, le couple Kuiper décidait de faire des enfants SOS ses héritiers. Après le décès de son mari, en mai dernier, Madame Kuiper (93 ans) nous a rencontrés pour nous en parler. Elle nous reçoit aimablement chez elle et nous parle de sa vie à cœur ouvert.

« J’étais l’aînée de six enfants. J’ai toujours eu beaucoup de responsabilités et j’ai souvent dû m’occuper de mes petits frères et sœurs. En fait, j’étais née pour devenir un jour maman. J’étais une bonne élève, pourtant mes parents m’ont retirée de l’école à treize ans. J’entends encore le directeur dire : 'Madame, Monsieur, comme je trouve cela dommage pour cette enfant !' Rétrospectivement, je me dis que j’aurais beaucoup aimé étudier et faire carrière. »

C’est après la guerre que Madame Kuiper a rencontré son futur mari. Le couple voulait fonder une famille, mais est malheureusement resté sans enfants. « Ce fut une rude épreuve pour nous deux. Par bonheur, j’ai un lien fort avec ma famille et mes neveux et nièces sont souvent venus loger chez nous. Tout bien considéré, je n’ai pas à me plaindre de ma vie. Je trouve que c’est une bénédiction d’être encore en bonne santé et de pouvoir jouir de toutes mes facultés. »

Grandir dans une famille

Interrogée sur ce qu’elle apprécie particulièrement dans le travail de SOS Villages d’Enfants, elle répond sans hésiter : « Que les enfants grandissent dans l’amour d’une famille ! J’ai beaucoup d’admiration pour les mères SOS. Et j’accorde aussi beaucoup d’importance à l’enseignement – parce que les études sont pour moi un point sensible. L’instruction donne un avenir aux enfants. Lors d’une rencontre SOS au Musée du Chemin de fer, j’ai pu voir un film et entendre les témoignages de collaborateurs SOS qui étaient allés en Haïti après la catastrophe. Comme c’est rassurant d’apprendre que des enfants touchés par ce désastre ont été accueillis au sein d’un village d’enfants. »

Les études sont pour moi un point sensible, j’accorde donc beaucoup d’importance à l’enseignement

Madame Kuiper

Les enfants SOS comme héritiers

« Mes neveux et nièces s’en sortent bien dans l’existence. Ils ont fait des études et gagnent confortablement leur vie. Si je partage mon petit capital entre eux, il sera trop fragmenté. D’autant qu’ils devront encore payer des droits de succession, ce qui réduira encore leur héritage. C’est pourquoi mon mari et moi avions ajouté SOS Villages d’Enfants dans notre testament. Je vis plutôt simplement, donc je pense qu’il restera pas mal de sous. Du moins je l’espère car, de nos jours, les revenus et l’épargne ne rapportent plus grand chose. En tout cas, c’est un avantage car SOS, en tant que bonne cause, paiera nettement moins de droits de succession. »

Madame Kuiper n’a pas de souhaits particuliers quant à l’affectation de son héritage. « Je me fie à vous pour en faire bon usage. J’apprécie que nous soyons en contact maintenant. Cela me donne l’impression positive que vous me connaissez et je me sens dès lors encore plus impliquée dans le travail de SOS. »

Quel est votre souhait ?

Beaucoup de donateurs lèguent une partie de leur patrimoine aux enfants SOS, parce qu’ils désirent contribuer à leur bien-être en Belgique ou dans le monde. Vous voulez vous aussi que les enfants vulnérables aient droit à un bel avenir et que votre héritage contribue à réaliser ce vœu ?

Pour toutes questions, prenez contact avec John Brillon (john.brillon [at] sos-villages-enfants.be ou 0495 26 63 84). Il se fera un plaisir d’envisager avec vous – en toute confidentialité – vos souhaits et les dispositions légales possibles.

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