Le changement de carrière de Hilde Boeykens, directrice de SOS Villages d’Enfants

Michael
Michael
4 octobre 2017

Mon entrée dans le monde de la communication

Hilde Boeykens : « Petite, je ne rêvais pas du monde des affaires. Je voulais devenir pédiatre. Mon père était médecin de famille. Lorsqu’est venu le moment de choisir mes études, il m’a dissuadée de suivre son parcours. Son engagement était énorme et chaque patient qu’il perdait était pour lui une petite mort. Il trouvait son métier très dur au niveau émotionnel et j’ai donc commencé à douter.

J’ai finalement opté pour quelque chose d’autre : l’économie appliquée. Après mes études, je suis entrée dans le monde de la communication. J’ai travaillé pour des entreprises, construit des marque, booster la croissance de sociétés. Cela allait de soi, mais ça a commencé à me ronger autour de mon quarantième anniversaire. »

Mon travail était-il vraiment ce que je voulais apporter à ce monde ?

Hilde Boeykens, directrice de SOS Villages d’Enfants

Quel exemple voulais-je être ?

« J’ai eu mes enfants assez tard et elles m’ont fait réfléchir à des choses qui jusque-là semblait évidente. Quel exemple voulais-je être pour elles ? Mon travail était-il réellement ce que je voulais apporter à ce monde ? À l’époque, j’avais ma propre boîte spécialisée dans la communication de changement interne. J’ai appris tellement longtemps à des entreprises à bien se vendre, à améliorer leur image. Mais cela devait continuer à correspondre avec mes propres aspirations.

J’ai alors entendu parler du projet ‘Simon et Odil’, une plateforme internet pour les enfants souffrants de longues maladies. Soudain, ce vieux rêve a refait surface : travailler avec des enfants, parler à des médecins engagés, avec des parents courageux. La satisfaction que je ressentais était tellement différente de la satisfaction que je ressentais lors des contrats avec les entreprises. Lorsque le projet a touché à sa fin, je me suis dit que je devais sauter sur l’occasion si je voulais un jour représenter un atout pour une organisation qui s’investissait pour les enfants. »

Si vous voulez vraiment quelque chose, la chance vous sourira

Hilde Boeykens

Chasseur de tête

« Je n’ai pas dû attendre longtemps, un chasseur de tête est venu toquer à ma porte. Je n’ai pas volontairement changé de voie, j’ai pu compter sur la chance. Si vous voulez vraiment quelque chose, la chance vous sourira. Lorsqu’ils m’ont demandé de prendre la direction de SOS Villages d’Enfants Belgique, j’ai directement cherché plus d’informations. Plus je cherchais, plus j’avais envie d’accepter cette proposition.

L’ONG s’investit dans le monde entier pour offrir aux enfants qui n’ont plus personne où aller un nouveau foyer et une famille dans un village avec d’autres enfants. Ils peuvent alors y grandir et s’épanouir pour devenir des adultes autonomes et forts. Je le sentais bien et je n’ai pas dû beaucoup réfléchir avant de dire ‘oui’ ».

Du fond du cœur

« Entre-temps, j’y travaille depuis plusieurs années et j’ai réussi à améliorer la notoriété de l’ONG, grâce, entre autres, à mes compétences en communication. J’ai recherché des ambassadeurs tels que Kim Clijsters et Vincent Kompany, qui ont visité les projets locaux et en ont parlé dans les médias. Nous n’utilisons pas seulement leur nom, cela doit vraiment venir du fond de leur cœur. Heureusement c’est le cas. Ca l'est aussi pour moi.

Grâce à mon travail, je vois des personnes qui n’ont plus rien et qui font montre d’une résilience exemplaire. Pendant que nous, nous sommes gâtés et avons le sentiment d’avoir besoin de toutes ces richesses. C’est une leçon de vie que je n’aurais peut-être jamais apprise sans ce changement de carrière. »

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