Une semaine en colonie de vacances avec notre village d’enfants belge : un souvenir marquant

Michael
Michael
2 septembre 2016

Je suis parti une semaine en colonie de vacances avec dix-neuf enfants de notre Village d’Enfants SOS Chantevent. Des enfants qui, à la demande du juge de la Jeunesse, y sont accueillis à long terme. De retour chez moi, j'étais très touché par tout ce que j'avais vu, entendu et vécu. Par ce petit e-mail, j'ai partagé mon expérience avec mes collègues. Lisez donc…

Bonjour chers collègues,

Comme vous le savez, je suis parti une semaine en colonie de vacances avec les enfants du Village d’Enfants SOS Chantevent. Je vous envoie ce petit mail pour partager mes impressions avec vous, en mots et en images.

Ce fut certes une semaine remplie d’émotions. Il y a la joie pure des enfants lorsqu’ils sont totalement absorbés par l’instant présent, l’insouciance avec laquelle ils jouent à la plaine de jeux ou encore l’excitation d’une surprise qui les attend.

D’autre part, il y a les chamailleries lorsqu’un jeu se termine avec des gagnants et des perdants, les larmes lorsque deux semaines de cohabitation deviennent un peu trop longues, les moments de crise lorsque ressurgissent les blessures émotionnelles du passé.

Il y a la fillette de neuf ans, gaie, intelligente et curieuse de tout, qui s’entend super-bien avec tous les enfants et les éducateurs. Elle vient juste de terminer sa première primaire et semble rattraper rapidement son retard. Elle a parfois encore un petit accident la nuit, mais c’est de plus en plus rare. Parfois, après le repas du soir, elle met encore de la nourriture dans sa poche – avant son arrivée au village d’enfants, elle ne pouvait pas toujours manger à sa faim – mais c’est de plus en plus rare.

Il y a l’ado de treize ans, grand et fort, respectueux et enthousiaste, qui s’arrange pour qu’un des enfants les moins populaires du groupe soit applaudi comme les autres, lorsque les éducateurs remettent un prix à chacun. La fillette de onze ans qui intervient lorsqu’un petit se fait taquiner par des enfants d’une autre colonie. Le grand frère qui beurre la tartine de sa petite sœur.

Il y a la jeune fille de treize ans, gentille et respectueuse, toujours calme. Jusqu’au jour où elle perd son GSM, sa seule manière d’entrer en contact avec sa maman. Cette perte l’angoisse et modifie son comportement. Non, elle ne téléphone pas très souvent à sa maman. Mais il lui faut juste pouvoir le faire. Elle ne reprend ses esprits que lorsqu’elle a retrouvé son GSM.

Il y a la jeune fille de quatorze ans, à qui on ne donnerait jamais son âge. J’espère que dans quatre ans elle pourra mener une vie autonome. Tout au long de la semaine, elle ne cesse de m’étonner : elle connaît par cœur le chemin de la plage à la colonie après l’avoir fait une seule fois, alors que moi-même je m’y perds. Le lendemain, elle accompagne deux petits au magasin et leur conseille de ne pas dépenser leurs quelques sous à acheter des babioles qui seront tout de suite cassées, ou des bonbons qui sont mauvais pour la santé.

Enfin, il y a les deux copines de huit et dix ans, inséparables, pour qui la vie semble être exactement ce qu’elles en attendent.

Chaque enfant du village d’enfants a son histoire, sa personnalité, ses forces et ses talents, ses possibilités de développement. Et je suis ravi que notre village leur donne toutes les chances qu’ils méritent de façonner cette personnalité, de développer leurs talents, de cicatriser leurs blessures. Notre équipe dans le village d'enfants s’engage avec motivation et enthousiasme pour le bien-être de ces enfants. Je me sens pour ma part ultra-motivé à recueillir chaque jour des fonds pour financer ce projet et tous les autres projets de SOS Villages d’Enfants.

Je vous en dirai plus à mon retour au bureau.

Le grand bonjour à tout le monde !

Michael

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