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| Dans la famille SOS de Françoise, les trois enfants orphelins auront tout ce dont ils besoin |
La découverte des enfants
Quelques jours après le terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti, Françoise, une mère SOS Villages d’Enfants s’est rendu à Carrefour Feuilles, un faubourg de Port-au-Prince situé à 30 kilomètres de Santo, pour veiller sur son fils, un jeune adulte. Heureusement, le jeune homme n’est pas blessé, mais sa maison est entièrement détruite.
De retour vers le Village d’Enfants SOS de Santo, Françoise remarque trois enfants accroupis dans un tas de gravas juste à côté de la rue. Une fillette couchée sur le sol pleurait, les deux garçons étaient assis à côté d’elle. Ni une, ni deux, Françoise, les larmes aux yeux, s’est dit : « Il faut que je les aide. Je suis une mère SOS quoiqu’il arrive, et je le suis depuis plus de 10 ans. J’ai tout de suite su que ces enfants avaient besoin d’aide, tout comme je savais que j’étais la personne qui devait les aider. Ces enfants devaient faire partie de ma famille SOS. »
Touchée en plein cœur
Les voisins lui ont raconté ce qu’il était arrivé aux enfants. La fillette, Mathilde*, trois ans et son frère Tom, sept ans ont perdu leur père, leur mère et leur frère dans le tremblement de terre. Ils ont passé la nuit qui a suivi la catastrophe assis à côté des corps sans vie des membres de leur famille. Paul, un enfant du quartier âgé de cinq ans et ami de Mathilde, a également perdu ses parents.
« J’en ai eu le cœur brisé » explique Françoise, « ils étaient affamés et pleuraient…Je n’aurais pas pu les abandonner ! » Elle s’est décidée : elle a pris Mathilde dans les bras, les garçons la suivaient. Ils ont du marcher longtemps avant d’attraper un bus qui les ramènerait à Santo. Mathilde est souvent accablée par la douleur, son frère, quant à lui, parle plus facilement des secondes terrifiantes vécues pendant les secousses. «Tout tremblait et il y a eu un terrible bruit. On avait très peur et on a couru, couru, couru. » Personne ne dira un mot concernant ce qui s’est passé après le tremblement.
Au Village d’Enfants SOS de Santo
Françoise est contente d’avoir amené ces enfants au Village SOS avec elle : « Ils sont en sécurité ici et ils ont tout ce dont ils ont besoin. Ils peuvent dormir et ont bon appétit. Ici, à la maison 13, on se serre un peu pour leur faire de la place. »
*pour le préserver l'intimité des enfants, nous avons changé les prénoms