Haïti : Les 33 victimes présumées d’une tentative de trafic d’enfants ont été confiées à SOS Villages d’Enfants ! 

31/01/2010 – Tard dans la soirée du 29 janvier, les autorités ont annoncé que la police haïtienne venait d’arrêter 10 citoyens américains qui tentaient de sortir illégalement 33 enfants du territoire haïtien vers la République Dominicaine en vue d’adoptions illicites. Les suspects ne possédaient aucun papier officiel confirmant l’identité des enfants, encore moins d’autorisation de sortir ces enfants du pays. Le 30 janvier dans la soirée, le Ministère des Affaires sociales haïtien a confié ces 33 enfants (âgés de 3 mois à 12 ans) aux soins de SOS Villages d’Enfants.
 

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Tous les enfants ont été hébergés dans les maisons familiales du Village d'Enfants SOS de Santo dans la banlieue de Port-au-Prince. De tentes ont été mises en place provisoirement dans l’enceinte du Village SOS pour tous les enfants recueillis dont les 33 victimes présumées du trafic d’enfants, qui ont besoin d'attention et de soins particuliers.

Selon les collaborateurs du Villages d’Enfants SOS de Santo, les enfants sont extrêmement bouleversés, affamés et déshydratés. Avant leur admission dans les familles SOS, chaque enfant a immédiatement été soigné, nourri et dûment enregistré. Les plus jeunes ont été examinés par la Croix-Rouge (basée au Village d'Enfants SOS de Santo) et nourris par perfusion. Les équipes SOS suivent désormais de près ces enfants et tentent au mieux de les réconforter et de leur procurer un sentiment de sécurité et de protection. En parallèle, des démarches sont réalisées pour rechercher les parents.
Pour des raisons de sécurité, tous les collaborateurs SOS portent des signes d'identification et tous les enfants de SOS Villages d’Enfants de Santo portent des bracelets. L'entrée du village est maintenant strictement contrôlée.

«Mais je ne suis pas orpheline",
a déclaré à une petite fille âgée de 8 ans. Elle pensait que sa mère lui avait organisé de courtes vacances. Certains de ces enfants ont manifestement encore leurs parents qui, on suppose, ont été persuadés sous de faux prétextes d’abandonner leurs enfants. Ces allégations doivent être soigneusement analysées, mais la police haïtienne estime que ces faits constituent un trafic d’enfants organisé.

Cet incident souligne une fois encore l’absolue nécessité de fournir aux enfants des soins appropriés et de renforcer la vigilance en situation d'urgence. Comme demandé récemment dans la déclaration commune rédigée par les membres du Groupe d’ONG pour la Convention relative aux Droits de l'Enfant, le Groupe de travail sur les enfants sans protection parentale (Genève) et le Comité des ONG sur le travail de l'UNICEF auprès des enfants sans protection parentale (New York), toutes les parties prenantes (le gouvernement d'Haïti, ainsi que toutes les agences locales, nationales, internationales et (non-)gouvernementales) doivent éviter la séparation inutile et douloureuse des familles et les tentatives d'évacuation potentiellement abusives. Il faut empêcher le trafic d’enfants entre les pays en situation d’urgence par le biais d’adoptions illégales et inappropriées. Les Directives des Nations Unies qui ont été adoptées le 20 novembre 2009 par l’Assemblée Générale de l’ONU, constituent le premier document international sur les modes non-traditionnels de prise en charge des enfants.  Ces directives servent d’outil dans des circonstances aussi exceptionnelles qu’un tremblement de terre pour préserver les droits de l’enfant.

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